À la rivière, vigilance avec les plantes…

Après une reprise à L’Étrier, faire un petit tour à la rivière est agréable, tant pour les chevaux que pour les cavaliers ; un petit bol de fraîcheur et de détente ! Mais attention aux plantes que nos amis chevaux pourraient y manger…


 

Tout cavalier ou propriétaire d’un cheval se doit de connaître les plantes qui sont toxiques pour les équidés. Ce n’est généralement pas le cas, malheureusement. Rares sont ceux qui s’y intéressent, ce qui est vraiment dommage, pour ne pas dire alarmant, car les atteintes provoquées par certaines plantes très communes peuvent avoir de redoutables conséquences. 

 

Dans les paddocks, Juliette a trouvé cette plante… toxique !

À la rivière, poussent 5 ou 6 plantes toxiques que chacun gagnerait à reconnaître :

la porcelle dite « enracinée » à cause de la forme de ses racines et la position des feuilles. Elle ressemble (de loin) à un pissenlit, mais elle est très différente : ses feuilles, aux formes similaires à celles du pissenlit, sont charnues et duveteuses. De plus, contrairement au pissenlit, elles ne sont pas relevées mais plaquées au sol. Très toxique pour le cheval, cette plante provoque des troubles qui peuvent contraindre à l’euthanasie de l’animal ;

le séneçon commun (de 10 à 50 cm) et le séneçon jacobé (de 50 à 120 cm). En rosette la première année, sa forme est montante et florale ensuite. En fonction de la quantité ingérée, le séneçon peut provoquer des lésions du foie irréversibles ;

le pied-de-veau ou arum, une plante qui aime les zones ombragées et humides ;

l’iris jaune ou iris des marais qui pousse au bord de l’eau ;

– l’érable, reconnaissable par le dentelé si caractéristique des feuilles et le pétiole rouge qui, souvent, relie la feuille à la tige. Les érables n’ont pas de toxicité intrinsèque, mais… l’érable sycomore (sa feuille est moins découpée) serait particulièrement toxique pour les équidés du fait de l’hypoglycine A, une toxine contenue dans les graines du fruit de l’érable sycomore. Cette toxine perturbe le métabolisme énergétique des cellules musculaires des chevaux et serait responsable de myopathie atypique. La science cherche encore parce qu’on ne sait pas tout sur l’hypoglycine, ni sur d’autres cofacteurs et vecteurs de cette toxine. ; 

Il pourrait y avoir aussi la morelle, une plante aux baies noires, mais nous n’en avons pas encore trouvé…

 

D’autres plantes sont toxiques pour le cheval. Il n’y en a pas forcément à la rivière… mais on les rencontre un  peu partout, dans les prairies, lors de balades, alors autant prévenir :

 

le bouton d’or, pratiquement jamais consommé par nos amis chevaux, c’est dire si cette plante doit être mauvaise…

l’ancolie, un proche parent du bouton d’or ;

le chêne. Seuls les glands sont toxiques ;

les fougères ;

la cigüe, un poison que l’on connait bien par l’histoire : à l’époque Athénienne notamment, elle étaient utilisée pour l’exécution des condamnés à mort… ;

 

Sans nécessairement connaître toutes les plantes toxiques pour votre cheval,
savoir repérer les plus courantes pourra rendre service, à lui comme à vous.

 

En règle générale, les chevaux savent d’instinct ce qui est bon pour eux. Mais pour beaucoup, ils vivent en box, le fourrage leur est distribué. Ils évoluent dans des prés où la pâture a été soigneusement « préparée ». Leur connaissance instinctive des plantes peut en être appauvrie. Un cheval dans un paddock où l’herbe est sèche et se fait rare peut goûter une plante qui ne lui convient pas. Lors d’une randonnée, un cheval mis à l’attache le temps d’un pique-nique, par exemple, peut ingérer les herbacées qui se trouvent à sa portée ; il risque de manger « pour se distraire » et s’intoxiquer…
Sans nécessairement connaître toutes les plantes toxiques pour votre cheval, savoir repérer les plus courantes pourra rendre service, à lui comme à vous.

 

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